On dit qu’il faut voir la Sologne en automne et c’est vrai que c’est probablement la plus belle des saisons pour s’y promener en vélo et pas de côtes ! On a ainsi tout le temps d’admirer ses forêts aux couleurs chatoyantes.
On quitte la route pour se perdre, au sens propre comme au sens figuré, dans des chemins sablonneux ou moussus, on s’arrête de temps à autre pour ramasser châtaignes ou champignons encore faut- il avoir l’oeil ! ou encore du lichen pour les copines de l’art floral……
Puis tout à coup on tombe sur une plante étrange, aux couleurs vives et multiples qui semble presque artificielle.
C’est quoi ce truc bizarre ? Vous donnez votre langue au chat ? Il paraît que c’est du raisin d’Amérique (phytolacca americana)!
Au détour d’un chemin, c’est le choc. Un moment magique on débouche sur un superbe étang. Une vaste maison en bois se reflète dans l’eau. Il y a même un petit embarcadère, j’avais oublié qu’il n’y avait pas que des fauchés en Sologne ! J’en ferais bien ma résidence secondaire. On doit y chasser le gibier à plumes. Je rêve……
Le soleil descend derrière les arbres tout en or et en rouge vif: des chênes rouges d’Amérique (Quercus rubra) qui sont abondants en Sologne. Il est temps de rentrer !
Quand même je suis un peu déçue, on n’a pas rencontré d’Indiens!
ML